Doc. 1- Diminution des ressources halieutiques en Atlantique du Nord-Est

La forte hausse des captures depuis les années 1970 a entraîné une diminution importante des stocks1 mondiaux de poissons et un déséquilibre des communautés vivantes dans de nombreuses zones de pêche. Cette érosion des stocks est amplifiée par la destruction ou la dénaturation des zones de reproduction et de nourricerie : estuaires, deltas, mangroves, marais littoraux. Les estuaires sont en effet très souvent le lieu d’implantation privilégiée de zones portuaires et d’industries destructrices des milieux naturels.

Pour lutter contre la diminution des stocks, l’Union européenne s’est dotée d’une politique commune de la pêche (PCP) dès janvier 1983. Des totaux admissibles de capture (TAC) qui fixent les quantités de poissons capturables par espèces et par zone de pêche, sont définis annuellement.

Parallèlement aux TAC, une limitation de l’effort de pêche peut aussi être appliquée localement (limitation du temps passé en mer pour les navires de pêche), afin de réduire les rejets et les captures illicites.

Depuis 2009, l’état des stocks de poissons dans les eaux atlantiques européennes et les eaux adjacentes s’est amélioré suite à la mise en place de TAC plus réduits et de plans à long terme qui ont permis aux stocks de certaines espèces de se reconstituer. Ainsi en 2013, 29 % d’entre eux sont considérés comme exploités à l’intérieur des limites biologiques de sécurité et 21 % sont toujours considérés comme étant en dehors de ces limites biologiques. La situation reste cependant inconnue pour la moitié des stocks.

Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, Commissariat général au développement durable, 12 mai 2014. http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/lessentiel/ar/319/1186/ressources-halieutiques.html

1- Stock : On appelle stock un ensemble de poissons présentant les mêmes caractéristiques biologiques et réagissant de façon identique à l’exploitation.

Infographie: La pression de la surpêche sur les stocks de poissons | Statista Vous trouverez plus d’infographie sur Statista

Doc. 2- Déchets marins

On appelle « déchets marins » les déchets présents dans l’environnement marin. 80 % des déchets marins proviennent des activités à terre. Ce sont des déchets qui ont gagné la mer ou qui y ont été jetés.

Les plastiques, et plus particulièrement les déchets d’emballages en plastique comme les sacs à usage unique sont, et de loin, les déchets les plus répandus dans l’environnement marin.Ce sont des déchets de nature et de taille très diverses : mégots, sacs plastiques, cotons-tiges, emballages plastiques, granulés de plastique (matière première de l’industrie plasturgique), filets et équipements de pêche, etc. Les sacs plastiques représentent 40 à 50 % des déchets plastiques marins, et sont à ce titre parmi les déchets les plus polluants.

Ces déchets ont un fort impact sur la biodiversité marine mais aussi sur les activités s’exerçant en mer.

La lutte contre les déchets marins passe principalement par des actions de prévention des déchets à la source, mais aussi par une meilleure gestion des déchets terrestres. Tous les océans étant concernés, des actions au plan national mais également à l’échelle internationale sont nécessaires.

En se fragmentant en petits morceaux, les déchets marins se dispersent à la surface des océans. Il est estimé à environ 5 000 milliards le nombre de particules plastiques flottant ainsi à la surface des mers. Ces déchets ont un fort impact sur la biodiversité marine, et la plupart des espèces marines sont aujourd’hui impactées : 94 % des estomacs d’oiseaux de mer du Nord contiennent du plastique et 86 % des tortues marines les ingèrent en les confondant avec le zooplancton.

Les microplastiques constituent par ailleurs des supports pour de nombreuses espèces (virus, bactéries…) permettant leur propagation sur de longues distances. Ils concentrent également à leur surface un nombre important de polluants. Ingérés par la faune marine qui peut les confondre avec le zooplancton, ils ont donc un impact certain sur la chaîne alimentaire. Les filets de pêche abandonnés ou perdus continuent pendant plusieurs années à piéger des poissons, tortues, oiseaux et mammifères marins, comme les phoques-moines qui sont une espèce menacée. Ils détériorent les habitats marins. Ce phénomène est appelé «pêche fantôme».

Par ailleurs, le nettoyage représente un coût important pour les gestionnaires des voies navigables en amont, et pour les collectivités locales en aval. Il peut avoir un impact sur l’activité touristique; et porter atteinte à la sécurité de la navigation et des activités professionnelles de pêche. En 2014, le PNUE évaluait à 13 milliards de dollars par an le coût de la pollution marine liée aux déchets plastiques dans l’océan.

Source : https://www.ecologie.gouv.fr/dechets-marins, 23 octobre 2020


Doc. 3- Océans et changement climatique : un enjeu international

Les niveaux de dioxyde de carbone (CO2 ) présent dans l’atmosphère sont en hausse du fait des activités humaines telles que l’utilisation de combustibles fossiles, et augmentent l’acidité de l’eau de mer. Ce processus est connu sous le nom d’acidification des océans. D’un point de vue historique, l’océan a absorbé près d’un quart de la totalité du CO2 rejeté dans l’atmosphère par les êtres humains depuis le début de la révolution industrielle, entraînant une augmentation de 26 % de l’acidité des océans.

L’acidification des océans provoque une modification des écosystèmes et de la biodiversité marine. Elle peut compromettre la sécurité alimentaire et elle limite la capacité des océans à absorber le CO 2 émis par les activités humaines. L’impact économique de l’acidification des océans pourrait être considérable. Réduire les émissions de CO 2 est la seule façon de minimiser les risques à grande échelle sur le long terme. Les processus de l’ONU et les conventions internationales et régionales commencent à prendre en considération ce phénomène. Cependant, il n’existe encore aucun dispositif international ou financement adéquat pour s’attaquer spécifiquement à l’atténuation de l’acidification des océans ou à l’adaptation à ses effets.

Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI-UNESCO), Acidification des océans. Résumé à l’intention des décideurs, 2013.


Doc. 4- Deepwater Horizon

Deepwater Horizon est une plate-forme pétrolière louée par la compagnie pétrolière britannique BP pour forer dans le golfe du Mexique (dans la zone économique exclusive des États-Unis) le puits le plus profond jamais foré en offshore.

Elle explose le 20 avril 2010 en tuant 11 personnes, générant un incendie, puis une marée noire de grande envergure. Le désastre écologique est sans précédent aux États-Unis : on estime le volume de pétrole répandu à 4,9 millions de barils, soit 780 millions de litres. Le 19 septembre, après de nombreuses tentatives, la fuite est finalement déclarée colmatée par le gouvernement fédéral américain.

La pollution engendrée affecte l’économie et l’écosystème locaux, menaçant plus de 400 espèces, dont des baleines, des dauphins, des lamantins et de nombreux oiseaux (aigrettes, hérons, etc.).

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Deepwater_Horizon

Bateaux-pompescombattant l’incendie de la plate-forme pétrolière le 21 avril 2010.

Guide d’analyse

  1. Doc. 01- Quel problème se pose aux pêcheurs en Atlantique du Nord-Est ?
  2. Doc. 01- Pourquoi peut-on parler de surpêche à l’échelle mondiale ? Justifiez votre réponse.
  3. Doc. 02- Quel type de pollution est évoqué dans ce document ?
  4. Doc. 02- Quelle forme impressionnante peut prendre ce type de pollution ?
  5. Doc. 03- Quel problème l’acidification des océans pose-t-elle ?
  6. Doc. 04- Quel type de pollution est évoqué dans ce document ?
  7. Doc. 04 – Quelle(s) région(s) du monde ont connu les principales marées noires depuis 1967 ?