Doc. 1- Voter sous la Monarchie.

Doc. 2- L’intervention du pouvoir.

“Il fallait d’abord s’assurer du vote des fonctionnaires publics, puis écarter des listes électorales les électeurs suspects, enfin faire inscrire tous les individus dont on regardait les suffrages comme assurés […]. Partout où l’élection étant tant soit peu douteuse, le succès ministériel devenait certain.”

Gaston d’Audiffret – Pasquier, Histoire de mon temps, 1893 – 1895, cité par lelivrescolaire, Histoire Géographie EMC, 4e, p. 142

Doc. 3- Un appel à la réforme électorale.

« Messieurs,

[…] La souveraineté, du peuple, tel est, en effet, le grand principe qu’il y a près de cinquante années, nos pères ont proclamé. Mais cette souveraineté, qu’est-elle devenue ? Aujourd’hui, le peuple, c’est un troupeau conduit par quelques privilégiés comme vous, comme moi, messieurs, qu’on nomme électeurs, puis par quelques autres, plus privilégiés encore, qu’on salue du titre de député. Et si ce peuple, qui n’est point représenté, se lève pour revendiquer ses droits, on le jette dans les cachots. S’il s’associe pour ne pas périr de misère et défendre son salaire insuffisant, on le jette dans les cachots. Si, comme à Lyon, dans les jours de funèbre mémoire, il écrit sur son étendard : « Du pain ou la mort », on le mitraille […]

C’est dire assez que ce système déshonoré, rongé par la corruption, a fait son temps, et qu’il faut le changer, à peine de subir une violente révolution. Et pour le changer, Messieurs, la réforme électorale est le premier pas à faire. Cette réforme il la faut radicale. Que tout citoyen soit électeur, que le député soit l’homme de la nation, non de la fortune ; qu’il soit désigné pour sa vertu. »

Discours de Ledru-Rollin aux électeurs de la Sarthe, 23 juillet 1841

Doc. 4- Le point de vue de Guizot

« Qu’est-ce qui sépare aujourd’hui les électeurs à 300 francs, des électeurs à 200, des électeurs à 150, des électeurs à 50 francs […] Ils ont au fond les mêmes intérêts, ils vivent sous l’emprise des mêmes lois […] L’électeur à 300 francs représente parfaitement l’électeur à 200 francs, à 100 francs : il ne l’exclut pas : il le représente, il le protège, il le couvre, il ressent, il défend les mêmes intérêts. Aussi le besoin d’entrer dans l’exercice des droits politiques ne se fait pas sentir vivement dans notre société [et] la possession des droits politiques […] n’éveille plus dans les masse la même ardeur.

François Guizot, 15 Février 1842, Moniteur Universel, 16 février 1842.


Doc. 5- Le banquet du Château-Rouge (9 juillet 1847) ouvre la campagne des banquets.

Gravure représentant le banquet
Par Salmon (del.) et Nargeot (sc.) — Élias Regnault, Révolution française – Histoire de huit ans, 2e éd., t. III, Paris, Pagnerre, 1860., Domaine public, Lien

La campagne des banquets (1847 – 1848) est organisée par Odile Barrot, un monarchiste favorable à la baisse du cens. Mais elle est détournée par les opposants plus radicaux au régime, comme Louis Garnier-Pagès, pour devenir une tribune républicaine.


En vous aidant des informations contenues dans les documents et du vocabulaire, expliquez pourquoi on peut dire que le vote est restreint, c’est-à-dire limité sous la Monarchie (1815 – 1848).


Aide à l’analyse:

Doc. 1- Voter sous la Monarchie.

  • Quelles sont les conditions requises pour être électeur entre 1815 et 1830?
  • Quelles sont les conditions requises pour être élu?
  • Quels changement sont introduits après 1830?

Doc. 2- L’intervention du pouvoir.

  • Comment le Roi intervient-il dans les élections

Doc. 3- Un appel à la réforme électorale.

  • Que dénonce l’auteur de ce discours?
  • Quels sont ces arguments?

Doc. 4- Le point de vue de Guizot

  • Que défend Guizot?
  • Quels arguments utilise-t-il pour se justifier?

Doc. 5- Le banquet du Château-Rouge (9 juillet 1847) ouvre la campagne des banquets.

  • Qu’est-ce que la campagne des banquets (1847 – 1848)?