La mondialisation est un phénomène de mise en relation des différentes parties du monde grâce à l’accélération des échanges et des déplacements humains. Elle s’accompagne d’un mouvement intense d’urbanisation qui se construit entre uniformisation et diversité des espaces et des paysages.

En quoi les formes prises par l’urbanisation sont-elles révélatrices de la mondialisation ?

1- Une majorité d’urbains dans le monde

Une population mondiale majoritairement urbaine

Le monde s’urbanise à grande vitesse . Aujourd’hui, 55% de la population mondiale vivent en ville , contre 30 % en 1950 et 10 % en 1900. On estime qu’en 2050 deux tiers des êtres humains vivront en ville.

nairobi

Si les taux d’urbanisation dans les pays développés sont importants depuis le milieu du XXe siècle (plus de 80% aux États-Unis aujourd’hui), on assiste à un rattrapage des pays en développement où la croissance urbaine est très forte: environ 4,5% en Afrique contre 1% en Europe ou en Amérique du Nord par exemple. Cela s’explique à la fois par la croissance démographique des villes, mais également par l’exode rural.

2- Une grande diversité des paysages

Des centres

Les centres des grandes villes du monde comportent des similitudes : la verticalité avec les hautes tours des quartiers d’affaire (le central business district), l’architecture souvent spectaculaire, les équipements de service économique et culturel (banque, commerces, musées), la fonction résidentielle souvent réduite (notamment dans les pays développés). Ils doivent souvent faire face à la pollution, aux problèmes de déplacement et au coût de l’immobilier.

L’uniformisation n’est cependant pas complète : les quartiers historiques des villes européennes ou africaines ne se retrouvant pas en Amérique du nord ou en Australie (qui sont des pays neufs), les bidonvilles jouxtant les quartiers d’affaires ne se retrouvent que dans les pays en développement ou émergents.

Des périphéries

La principale caractéristique des périphéries des grandes villes est leur étalement le long des voies de communication (on parle d’étalement urbain). Dans les pays développés, les périphéries se composent de banlieues résidentielles en habitat collectif ou individuel (banlieue pavillonnaire). Les zones industrielles, parcs technologiques et centres commerciaux s’y développent. Dans les pays du « sud » l’étalement prend souvent la forme de bidonvilles.

Des espaces fragmentés

 

La disparité des revenus à Paris

Les villes et leurs périphéries sont des espaces de plus en plus fragmentés par les inégalités sociales. . Des poches de pauvreté subsistent comme dans les ghettos d’Amérique du nord ou les bidonvilles des pays pauvres qui peuvent jouxter les quartiers centraux riches.Les centres villes connaissent souvent une gentrification à cause de la concentration des activités économiques à haute valeur ajoutée

 

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Entrée de la villa Montmorency dans le 16e arrondissement de Paris.

Par MbztTravail personnel, CC BY-SA 3.0, Lien

En périphérie, les banlieues pavillonnaires et quartiers sécurisés (gated communities) côtoient les quartiers d’habitat parfois plus précaire.